—Si cela peut vous être utile.
—A moi, non!... Au roi, oui! Vous savez ce que je vous ai dit...
—Eh bien, fit Crillon, ce soir, à la nuit. Trouvez-vous donc sur le coup de six heures devant la porte du château; je me charge du reste.
Le soir, à six heures, c'est-à-dire à la nuit noire en cette saison, Pardaillan, soigneusement enveloppé, faisait les cent pas devant le porche du château. Bientôt Crillon arriva.
—Nous allons entrer, dit le capitaine. Vous me jurez que...
—Je ne vous jure rien, interrompit Pardaillan. Je vous répète seulement deux choses: la première, c'est qu'on veut tuer le roi; la deuxième, c'est que je ne veux pas qu'on le tue.
—Venez!...
Crillon passa son bras sous celui de Pardaillan et, causant gaiement avec lui, franchit le porche, tandis que les sentinelles lui présentaient les armes. Ils montèrent par un escalier dérobé, et au second étage seulement Crillon s'écria:
—Maintenant, nous sommes sauvés!
—Où allez-vous me cacher? demanda Pardaillan.