—A moi!... On me tue!...

Ces paroles furent entendues de l'antichambre. Et, alors, les sept qui étaient là aux aguets se mirent à hurler:

—Tue! Tue! Achève!...

Et, alors, une frénésie s'empara des trois spadassins. D'un même mouvement, ils se jetèrent sur le duc et le labourèrent de coups de poignard.

—Messieurs... messieurs... put encore bégayer le duc, qui, d'un suprême effort, essaya de se traîner.

Les trois se mirent à vociférer. Et la contagion de la frénésie gagna l'antichambre. La porte fut violemment ouverte. Loignes, Déseffrenat et les autres se ruèrent.

Alors, l'horreur emplit cette pièce. La haine accumulée, la rage des terreurs passées, la vue du sang déchaînèrent en ces hommes l'esprit des tigres qui s'acharnent sur la proie. Guise n'était plus qu'un cadavre. Et toujours ils frappaient...

Puis, ceux du salon, ceux de la chambre du roi accoururent. Ce fut une effroyable mêlée d'insultes, de hurlements, un bondissement de démons, une ruée fantastique sur le cadavre. Et tous avaient du sang aux mains et au visage. Ils le traînèrent dans l'antichambre.

Le roi sortit, le contempla un instant et murmura:

—Comme il est grand!... Mort, il apparaît plus grand que lorsqu'il vivait...