Brusquement, il posa son pied sur la tête du cadavre et dit:

—Maintenant, je suis seul roi de France!...

Pendant ce temps, Catherine de Médicis râlait dans son lit, agonisante, comme si elle n'eût attendu que ce dernier coup de son effroyable génie pour mourir...

Pardaillan, avons-nous dit, avait remonté l'escalier. Sans se soucier du tumulte qui se déchaînait dans le château, il montait sans hâte, et, bientôt, il parvint à sa chambre. Tout droit, sans s'arrêter, il alla à la porte qui faisait communiquer cette chambre et passa dans la pièce voisine.

Là, sur le lit, un homme était étendu, bâillonné, garrotté, dans l'impossibilité de faire un mouvement. C'était Maurevert.

Pardaillan délia les jambes d'abord, puis les bras de Maurevert. Puis il lui retira son bâillon.

—Levez-vous, dit Pardaillan.

Maurevert obéit. Il tremblait de tous ses membres. Pardaillan était étrangement calme. Mais sa voix frémissait, et un frisson, par moments, passait sur son visage. Il tira son poignard et le montra à Maurevert.

—Grâce! dit celui-ci d'une voix si faible qu'à peine on l'entendait.

—Donnez-moi le bras, dit Pardaillan.