—Qu'on fouille cet hôtel, et qu'on arrête tout ce qui s'y trouve, hommes et femmes!

Fausta s'élança vers le chevalier, saisit ses deux mains, et, d'une voix ardente, murmura:

—Tout à l'heure, je voulais mourir. Maintenant, je veux vivre encore! Pardaillan, sauvez-moi!...

—Moi vivant, nul ne portera la main sur vous, dit Pardaillan.

Mais, ces paroles, il les prononça avec une si glaciale froideur qu'elle sentit le désespoir l'envahir.

—Pouvez-vous monter à cheval? demanda-t-il.

—Je suis prête!

—Où trouverai-je des chevaux?

—Dans l'angle gauche de la cour et de l'écurie. Il y a quatre chevaux tout sellés, et une litière attelée.

En effet, Fausta, nous l'avons dit, avait voulu que, dès le matin, son départ fût préparé. Elle s'était vêtue en cavalier, comme elle en avait l'habitude toutes les fois qu'elle prévoyait une expédition. Ce costume, d'ailleurs, lui seyait à merveille, et elle portait l'épée au côté.