En même temps, il fonçait sur les dix ou douze gardes rassemblés dans la cour.
—Tue! tue! vociféra Larchant en essayant de se soulever.
Fausta bondit jusqu'à l'écurie, en sortit deux chevaux et sauta sur l'un d'eux.
—A sac! à mort! hurlaient les gardes en tâchant d'entourer Pardaillan.
Celui-ci reculait jusqu'au cheval. Sa rapière voltigeait, cinglait, piquait... Tout à coup, il sauta en selle, et, piquant des deux, bondit au milieu des gardes.
—La porte! Fermez la porte! hurla le capitaine Larchant.
Mais déjà Pardaillan l'avait franchie, en assénant un dernier coup de pommeau à un garde qui saisissait la bride de son cheval. Il s'élança à fond de train, suivi de Fausta. A ce moment, une troupe de quarante hommes d'armes, commandés par Crillon en personne, apparaissait à un bout de la rue.
Crillon, prévenu de la résistance opposée aux gens du roi dans l'hôtel de Fausta, était accouru. Dans la cour, il vit le désordre des gardes effarés.
—Un damné! gronda Larchant. Un démon! Un fou furieux! Je crois bien, monsieur de Crillon, que c'est votre protégé!...
—Pardaillan!...