«Deuxièmement, de marcher de votre personne contre les hérétiques de Guyenne et d'envoyer M. le duc de Mayenne contre ceux du Dauphiné; Sa Majesté la reine mère tiendrait Paris en repos pendant l'absence du roi.

«Troisièmement, d'ôter au sieur d'O tout gouvernement ou commandement dans la ville de Paris.

«Quatrièmement, d'approuver les élections des nouveaux, échevins et prévôts qui ont été faites tant à Paris qu'en diverses villes.

«Cinquièmement, de rentrer en votre dite ville de Paris, et de tenir tous gens de guerre éloignés de la capitale d'au moins douze lieues.»

Maineville se tut: son rôle était terminé.

Tout à coup, le roi se redressa dans son fauteuil et jeta sur cette assemblée ce coup d'oeil froid et vitreux qu'il tenait de sa mère:

—Monsieur de Maineville, dit-il d'une voix claire, et vous, messieurs les bourgeois de Paris, et vous, mon cousin de Guise, écoutez-moi. Ce qui vient de nous être exposé ne touche pas seulement aux divisions qui ont si malheureusement éclaté entre nous et notre bonne ville de Paris. En ce cas, il ne sied pas que je réponde ici: c'est devant tout le royaume que le roi doit sa franche réponse...

Ici, Henri III prit un temps, comme pour mieux porter à Guise le coup qu'avait préparé Catherine:

—C'est en présence des, députés des trois ordres que nous devons parler, reprit le roi d'une voix plus forte. Messieurs, veuillez donc porter, en attendant, cette réponse, la seule qui soit digne de nous et de notre peuple; le roi assemblera les états généraux...

Un tonnerre d'applaudissements éclata dans la salle et se propagea au-dehors, où la nouvelle se répandit avec une foudroyante rapidité: le roi consent à réunir les états généraux!...