«Premièrement, d'éloigner M. le duc d'Epernon comme fauteur d'hérésie, perturbateur et dilapidateur de finances.»
D'Epernon éclata de rire.
—Sire, dit-il, faut-il partir tout de suite?...
Il se fit un silence terrible. Le roi eut un pâle sourire, tourna à demi la tête vers d'Epernon et dit:
—Comme il vous plaira, monsieur le duc...
A ces mots, d'Epernon devint livide. Guise regarda le roi avec stupéfaction, et les bourgeois députés acclamèrent le roi.
Pâle de rage, d'Epernon saisissait déjà son épée, et il allait se livrer à quelque acte de folie, lorsqu'il vit le regard du roi fixé sur lui, avec le même sourire. Il comprit ou crut comprendre qu'Henri III jouait la comédie.
—Sire, dit-il, je m'en irai, non pas quand il me plaira ni quand il plaira aux bourgeois de Paris, mais quand Votre Majesté, pour prix de mes services et du sang versé pour elle, m'en donnera l'ordre. En attendant, je reste!
—Continuez, monsieur de Maineville, dit le roi.
—Lesdits cardinaux, princes, seigneurs et députés supplient Votre Majesté: