—Sire, continua le duc de Guise, voici les députés du corps de ville. Ils vous diront, si cela plaît à Votre Majesté, quels sont les désirs de votre peuple...

Les députés s'inclinèrent en signe d'assentiment.

—Parlez, messieurs: je suis prêt à vous entendre, dit le roi.

Alors, du groupe des bourgeois, se détacha un homme qu'Henri III reconnut aussitôt.

—Est-ce vous, monsieur de Maineville, qui parlez au nom des Parisiens?

C'était Maineville, en effet. Il s'inclina et dit:

—Sire, la requête que je vais avoir l'honneur de vous soumettre est adressée à Votre Majesté par MM. les cardinaux, princes, seigneurs et députés de la ville de Paris et autres villes catholiques, associés et unis pour la défense de la religion...

Le roi tressaillit. Il ne s'agissait plus de quelques doléances des Parisiens. C'était tout le royaume, prélats, seigneurs et peuple, qui parlait par la voix de Maineville.

—Voyons la requête, dit le roi d'un ton bref.

—Sire, reprit Maineville, lesdits associés, dont j'ai l'insigne honneur d'être ici le représentant, ont décidé et décident de supplier Votre Majesté: