—Comment! comment! s'écria le Béarnais avec impétuosité.

—Sire, quand vous aurez été proclamé roi de France, quand vous aurez la moitié de la France pour vous, quand vous aurez bien constaté que la guerre civile n'avance pas vos affaires, alors, sire, vous vous ferez catholique.

—Jamais! dit le Béarnais, avec plus de force apparente que de conviction réelle: Renoncer à la religion de mes pères!...

—Pour assurer une couronne à vos enfants!

—Capituler ainsi devant ces Parisiens!...

—Eh! sire! Paris vaut bien une messe!

—Ventre-saint-gris! fit le Béarnais en éclatant de rire. Je répéterai le mot!...

—Quand vous irez à Notre-Dame!...

—Chut!... Ne parlons pas de cela... Parlons des secours que je puis porter à Henri III. »

«Bon! pensa Pardaillan. Il est déjà converti. Et dire que le dernier garde d'écurie de ce roi se ferait hacher menu plutôt que de renoncer à la religion de ses pères, comme il disait!»