—C'est tout ce que je voulais vous dire, madame.
Il s'incline gravement, avec une sorte de déférence. Mais, avant de franchir la porte, il se retourne et ajoute:
—Encore un mot, madame: le sire de Pardaillan a pu échapper à l'incendie du palais Riant... Pardaillan est vivant, madame!... Pardaillan... vivant!
Et, cette fois, Espinosa sort tranquillement.
III
LA VIEILLESSE DE SIXTE-QUINT
Une grande table de travail, deux fauteuils, un petit meuble, ça et là quelques escabeaux; une étroite couchette, un prie-Dieu, au-dessus, un magnifique Christ en or massif, seul luxe de ce retrait; une vaste cheminée où pétille un feu clair; un tapis, de lourds rideaux hermétiquement clos: c'était la chambre de Sa Sainteté Sixte-Quint.
Usé par le temps et le long effort, ce n'est plus le formidable athlète d'autrefois. Mais, à l'éclair qui parfois luit sous les sourcils, on devine encore l'infatigable lutteur.
Sixte-Quint était assis à sa table de travail, le dos tourné à la cheminée. Et le pape songeait:
«A cette heure, Fausta a pris le poison. Elle est morte!... La suivante Myrthis a quitté le château Saint-Ange, emportant l'enfant de Fausta... le fils de Pardaillan!...»