Or, il était sorti vivant de ce lieu d'horreur qui devait être son tombeau; il n'avait donc plus rien à redouter, les embûches de l'inquisiteur devaient s'arrêter là où il devait trouver la mort. Cela lui paraissait très clair. De là la joie puissante qui l'étreignait.
Avec un soupir de joie, il murmura:
«Allons, je commence à croire que je m'en tirerai!»
Il commença par repousser la porte et regarda autour de lui. Il se trouvait dans une façon de petit vestibule et il avait en face de lui une porte simplement poussée. Il la tira à lui et entra. Il se trouva alors dans une allée étroite, largement éclairée par un oeil-de-boeuf situé tout en haut, à droite.
«Ouf, s'écria joyeusement le chevalier, voici enfin le ciel! J'ai bien cru que je ne le verrais plus.»
En effet, ce n'était plus ici le jour tamisé d'un intérieur, c'était la lumière pleine, éclatante, qui pénétrait par là. Le tout était d'arriver jusque-là. Pour ce faire, Pardaillan chercha autour de lui, ce qu'il n'avait pas encore fait jusque-là, suffoqué qu'il était par la joie de revoir le ciel et la lumière.
«Oh! diable! fit-il en reculant, ce n'est pas gai!»
Effectivement, ce n'était pas gai! il était dans un caveau mortuaire. Surmontant sa répugnance, il se livra à un examen attentif de sa nouvelle prison.
Sur sa gauche se dressaient trois cases garnies toutes les trois de cercueils en plomb. Sur sa droite, il y avait trois cases, mais une seule, celle du bas, était garnie. Les deux autres béaient, attendant le dépôt funèbre qui devait leur être confié provisoirement.
Mais, ce qu'il y avait de bizarre, c'est que ces cases, au lieu d'être en maçonnerie, comme cela se pratique généralement, étaient en bois de chêne massif et lourd.