Fausta fit un geste qui signifiait qu'elle avait le temps et reprit sa méditation sans plus s'occuper de Centurion.
—Madame, répéta le bravo en faisant quelques pas, il est temps de nous retirer.
—Poussez la porte, sans la fermer, commanda Fausta d'un air paisible.
Visiblement intrigué. Centurion obéit. Quand il se retourna, après avoir poussé la porte, il aperçut une étroite ouverture, pratiquée dans l'épaisseur de la muraille, que la porte grande ouverte lui avait masquée.
—Une porte secrète, murmura-t-il; je comprends maintenant.
—Prenez ce flambeau, dit Fausta, et éclairez-moi.
Centurion prit le flambeau et se dirigea vers l'ouverture. Un étroit escalier aboutissait au ras du sol. Il se mit à descendre, éclairant la marche de Fausta qui referma la porte secrète derrière elle sans que le bravo, qui, pourtant, la guignait du coin de l'oeil, parvînt à saisir le secret de cette fermeture.
Après avoir franchi une vingtaine de marches, ils se trouvèrent dans une galerie souterraine assez large pour permettre à deux personnes de passer de front, assez élevée pour qu'un homme, même de haute tailler pût marcher sans être obligé de baisser la tête. Le sol de ce souterrain était tapissé d'un sable très fin, doux à la marche, étouffant le bruit des pas.
Après avoir parcouru un assez long espace. Centurion rencontra une galerie transversale. Il s'arrêta devant le mur de cette galerie et demanda:
—Faut-il tourner à droite ou à gauche?