Sortir d'ici, comme disait si simplement le chevalier, apparaissait pourtant comme une entreprise plutôt énergique. Il n'y pensa pas un instant et murmura:
«Voyons! depuis ce matin, je me débats dans une foule de lieux divers qui sont des merveilles de mécanique, comme dit M. d'Espinosa.
«Ce serait bien du diable si ce tombeau n'était pas quelque peu machiné. Au surplus, je connais ma Fausta, et il me paraît invraisemblable qu'elle ne se soit pas réservé quelque voie secrète où il lui soit possible de s'assurer qu'elle me tient toujours. Cherchons donc.»
Et il se mit à chercher méthodiquement, minutieusement, patiemment, autant que cela lui était possible dans la nuit opaque qui l'enveloppait.
Mais, depuis la veille, il n'avait pris aucun repos. Sans doute, aussi, le narcotique avait affaibli ses forces, car il dut s'arrêter au bout de quelques instants.
«Diable! fit-il, m'est avis que voilà une recherche qui pourrait être plus laborieuse que je ne le jugeais de prime abord. C'est le poison de Mme Fausta qui casse ainsi les jambes? Ne nous épuisons pas, laissons l'effet se dissiper entièrement en nous reposant un peu.»
Ayant décidé, faute de siège, il s'assit sur son manteau plié sur les dalles et attendit le retour de ses forces.
Après un repos assez long, il jugea ses forces suffisantes pour reprendre son travail.
Et, tout à coup, au lieu de se lever, il se coucha tout de son long, l'oreille collée contre les dalles. Il se redressa presque aussitôt et, restant à terre, appuyé sur ses mains, avec un sourire narquois, il murmura:
«Par Dieu! ou je me trompe fort, ou voici qui va m'éviter de longues recherches. Si c'est Mme Fausta qui, pour en finir, m'envoie...»