Il s'interrompit, la sueur de l'angoisse au front.

«S'ils sont plusieurs, et c'est probable, songea-t-il, aurai-je la force de lutter?»

Il s'accroupit sur les talons et se mit silencieusement à faire jouer les articulations de ses bras.

«Bon! fit-il avec un sourire de satisfaction, s'ils ne sont pas trop nombreux, on pourra peut-être s'en tirer.»

Et il se rencogna contre le mur, l'oreille tendue, l'oeil attentif, prêt à l'action. Il vit une dalle, là, devant lui, osciller légèrement. Vivement, il s'approcha, se cala solidement sur les genoux et attendit.

Maintenant, la dalle, poussée par une main invisible, se soulevait lentement et, en se soulevant, elle masquait Pardaillan accroupi. Sans bouger de sa place, il tendit ses mains, prêtes à se refermer sur le cou de l'ennemi qu'il attendait là, à l'orifice du trou béant.

Ses mains ne s'abattirent pas.

Au lieu des hommes armés qu'il attendait, Pardaillan, étonné, vit surgir un petit diable qu'il reconnut aussitôt, car il murmura avec ébahissement:

«Le nain!... Est-il seul? Que vient-il faire ici?»

Comme s'il eût voulu le renseigner, le nain s'écria à haute voix: