—Pardaillan...
—Oui, madame. Pour rejoindre cet homme, Bussi-Leclerc passerait au travers des armées réunies du Béarnais et de Mayenne...
—Bien, monsieur, dit Claudine avec un sourire.
M. de Pardaillan vient de partir avec l'intention d'entraver les projets d'une personne que j'aime... Il faut que cette personne soit avisée du danger qu'elle court, et, connaissant votre haine contre M. de Pardaillan, je vous ai fait appeler. Voulez-vous vous défaire de celui que vous haïssez et vous assurer en même temps un puissant protecteur?
—Le nom de ce puissant protecteur? dit Bussi, qui réfléchissait.
—Fausta!
—Fausta!... Elle n'est donc pas morte?
—Elle est vivante et bien vivante, Dieu merci!
—Mais... excusez-moi, madame... quel intérêt avez-vous, vous, à aviser Fausta du danger qu'elle court?
—Monsieur, de la réussite des projets de la princesse dépend l'avenir de l'abbaye... Celle que j'ai si longtemps appelée ma souveraine saura reconnaître royalement le service que je lui aurai rendu...