IX

L'ORAGE ÉCLATE

Pendant que le Torero se dirigeait vers la piste, il se passait, dans la loge royale, un incident que nous devons relater ici.

Fausta avait obtenu que toute personne qui se réclamerait de son nom serait admise séance tenante en sa présence.

Au moment où le Torero, accompagné de Pardaillan et de sa suite, laquelle se composait de deux hommes et du Chico, attendait dans le couloir circulaire le moment d'entrer dans la piste, un courrier couvert de poussière s'était présenté à la loge royale, demandant à parler à Mme la princesse Fausta.

Admis séance tenante devant Fausta, le courrier avait, avant de parler, indiqué d'un coup d'oeil discret le roi, qui le dévisageait avec son insistance accoutumée.

Fausta, comprenant la signification de ce coup d'oeil, dit simplement:

—Parlez, comte, Sa Majesté le permet.

Le courrier s'inclina profondément devant le roi et dit:

—Madame, j'arrive de Rome à franc étrier.