—Admirable! dit-il simplement, d'un air très convaincu.
—N'est-ce pas? rayonna frère Bautista. Et que direz-vous, mon frère, quand vous aurez goûté aux délicieuses choses qui figurent sur cette table!
Les deux moines se regardaient d'un air triomphant.
Hélas! leur joie fut de courte durée, car Pardaillan ajouta aussitôt:
—Merveilleux! Mais vous vous êtes donné beaucoup de peine bien inutilement, car je ne toucherai à rien des merveilles entassées là.
La consternation des moines confina au désespoir. Pour un peu, ils l'eussent battu.
—Ne blasphémez pas, dit sévèrement frère Bautista. Asseyez-vous plutôt dans ce moelleux fauteuil qui vous tend les bras.
—Mais puisque je vous dis que je ne veux rien prendre... Rien, entendez-vous?
—C'est l'ordre! dit doucement frère Zacarias.
Pardaillan lui jeta un coup d'oeil de côté.