Derrière le tribunal, sous un dais rutilant, un évêque, en habits sacerdotaux, portant à bras tendus le saint sacrement, et, derrière, les sept condamnés, en chemise, pieds nus, la tête découverte, un cierge énorme à la main.
Derrière la foule des prêtres et des moines, une triple rangée d'arquebusiers, à pied, et seul, la tête découverte, sombre, traînant la jambe, sinistre dans son somptueux costume noir, le roi, Philippe II.
A sa droite, un pas en arrière, son fils: l'infant Philippe, héritier du trône. Et puis la foule des courtisans, seigneurs, grandes dames, dignitaires, touà en habits de cérémonie.
Voilà ce que vit le Torero.
Le cortège s'arrêta devant l'autel de la place.
Un juge lut à haute voix la sentence de mort aux condamnés.
Un prêtre s'approcha de chaque condamné et lui donna un coup sur la poitrine, ce qui voulait dire qu'il était expulsé de la communauté des vivants.
Ceci, au milieu des cris, des menaces, des injures de la foule en délire.
Alors, l'évêque monta à l'autel. En même temps, les condamnés étaient hissés sur le bûcher, attachés au poteau. Et la messe commença.
Lorsque l'évêque prononça les dernières paroles de l'évangile, la fumée commença de s'élever en tourbillonnant, et, en même temps que la fumée, les hurlements éclatèrent: