Lorsqu'ils se trouvèrent seuls, attablés devant quelques flacons poudreux, le Torero dit:
—Vous savez, cher monsieur de Pardaillan, que la maison où nous nous sommes introduits cette nuit et où j'ai trouvé ma fiancée appartient à une princesse étrangère?
Pardaillan savait parfaitement à quoi s'en tenir. Néanmoins, il prit son air le plus ingénument étonné pour répondre:
—Non, ma foi! J'ignorais complètement ce détail.
—Cette princesse prétend connaître le secret de ma naissance. J'ai voulu en avoir le coeur net. Je suis allé la voir.
Pardaillan posa brusquement sur le bord de la table le verre qu'il allait porter à ses lèvres, et malgré lui s'écria:
—Vous avez vu Fausta?
—Je reviens de chez elle.
—Diable! grommela Pardaillan, voilà ce que je craignais.
—Vous la connaissez donc?