Là, sont des malheureux courbés devant l’autel,
Qui souillent leur encens de leur venin mortel:
C’en est fait, et déjà leur vie est moissonnée;
Mais ils tiennent encor l’offrande empoisonnée;
Et l’encens, de leurs mains tout prêt à s’échapper,
Fume encor pour le Dieu qui vient de les frapper.
Voyez sur les parvis cette mère éplorée;
Tremblante, elle rassure une fille adorée,
Et d’une mort moins lente implore la faveur:
Et cet enfant si jeune, il prie avec ferveur;