Et, ne prenant conseil que de ses vœux ardens,
Du mourant avec force elle entr’ouvre les dents,
Fait couler dans son sein la liqueur salutaire,
Et bientôt sous ses doigts sent revivre l’artère.
Le vieillard se ranime. O moment fortuné!
Il jette sur la sœur un regard étonné;
Il contemple ses traits où l’espérance brille.
Croit renaître au Ciel même, et s’écrie: «O ma fille!»
Le Seigneur l’a bénie, et ce vieillard mourant
C’est un père adoré que sa faveur lui rend.