Ces colonnes de jaspe, et ces flambeaux superbes
D’où la flamme s’échappe en lumineuses gerbes.
L’aloës et la myrrhe, aux saints autels ravis,
De ce temple profane embaument le parvis;
Les tapis de l’Égypte en décorent l’enceinte.
Sous un dais recouvert de pourpre et d’hyacinthe[11]
Dans la salle de fête un banquet est dressé.
Là, des jeunes flatteurs le cortége empressé
Sur les siéges d’ivoire avec ordre se range;
Chacun s’anime, on rit; l’encens de la louange