Mon songe est effacé... Je suis seule; dis-moi,
Celui qui doit me plaire est-il connu de toi?
Viendra-t-il, devinant le rêve qu’il m’inspire,
Sur un cœur qui l’attend réclamer son empire?
A ma jeunesse enfin servira-t-il d’appui?
Ah! si le ciel un jour daignait m’unir à lui!....
Mais non, éloignez-vous, séduisante chimère;
En troublant mon repos vous offensez ma mère;
Tant qu’elle m’aimera qu’aurai-je à désirer?
Un aussi grand bonheur me défend d’espérer!