[216] Pour: regardez. Apocope et archaïsme populaire tout à fait hors d'usage, même dans le bas peuple.

[217] Pour: galon; du mot espagnol galan, qui vient lui-même de gala, habit de fête. On faisait alors présent de galands, ou nœuds d'Espagne, et de gants de même pays, comme le prouvent les lettres de Balzac et de Voiture.

[218] La nonpareille était un petit ruban de couleur différente, qui attachait le galand.

[219] Proverbe populaire dont l'origine est germanique. La rupture d'un faisceau de branchages, ou d'un seul rameau, ou même d'une tige de blé (festuca, paille), était le symbole convenu qui indiquait la rupture de la paix. Dans la législation romaine, la paille rompue par le débiteur insolvable sur le seuil de son logis indiquait qu'il brisait avec l'honneur et avec la société commune des hommes, en livrant ce qui lui restait à ses créanciers. Le sens de ce symbole est resté jusqu'à nous profondément empreint dans la langue. Rompre la paille, c'est en finir absolument avec quelqu'un.

[220] Pour: en faveur de. Archaïsme passé de mode.

[221] Monologue imité de l'Interesse de Secchi, mais avec plus de verve et de vivacité.

[222] Pour: mon espoir est que nous irons. Ellipse exagérée et excessive, qui n'est pas un archaïsme.

[223] Pour: percer les mailles de la cotte d'armes; se battre en ferraillant. Ce mot populaire, que nous avons conservé, ferait croire que maille à partir a la même origine.

[224] Deux ferrailleurs, ou héros de chevalerie, alors à la mode.

[225] Pour: me réfugier dans le bois, dans le fourré. Expression proverbiale hors d'usage.