NÉRINE, accourant, à Julie.
Par ma foi, voilà votre père.
JULIE.
Ah! séparons-nous vite.
NÉRINE.
Non, non, non, ne bougez; je m’étois trompée.
JULIE.
Mon Dieu! Nérine, que tu es sotte de nous donner de ces frayeurs!
ÉRASTE.
Oui, belle Julie, nous avons dressé pour cela quantité de machines; et nous ne feignons point de mettre tout en usage, sur la permission que vous m’avez donnée. Ne nous demandez point tous les ressorts que nous ferons jouer; vous en aurez le divertissement; et, comme aux comédies, il est bon de vous laisser le plaisir de la surprise, et de ne vous avertir point de tout ce qu’on vous fera voir: c’est assez de vous dire que nous avons en main divers stratagèmes tout prêts à produire dans l’occasion, et que l’ingénieuse Nérine et l’adroit Sbrigani entreprennent l’affaire.