MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Moi, je suis votre mari?

LUCETTE.

Infâme! gausos-tu dire lou contrari? Hé! tu sabes be, per ma penno, que n’es que trop bertat; et plaguesso al cel qu’aco non fougesso pas, et que m’auquesso layssado dins l’estât d’innouessenço, et dins la tranquillita oun moun amo bibio daban que tous charmes et tas trompariés nou m’en bengouesson malhurousomen fayre sourty! yeu nou serio pas réduito à fayré lou tristé persounatge que yeu faou présentomen; à beyre un marit cruel mespresa touto l’ardou que yeu ay per el, et me laissa sensse cap de piétat abandounado à las mourtéles doulous que yeu ressenti de sas perfidos acciûs[94].

ORONTE.

Je ne saurois m’empêcher de pleurer. (A monsieur de Pourceaugnac.) Allez, vous êtes un méchant homme.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Je ne connois rien à tout ceci.

SCÈNE IX.—MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, NÉRINE, LUCETTE, ORONTE.

NÉRINE, contrefaisant une Picarde.