SBRIGANI.

Oui. Elle en est devenue si folle, qu’elle vous quitte pour le suivre; et l’on dit qu’il a un caractère[123] pour se faire aimer de toutes les femmes.

ORONTE.

Allons, vite à la justice! des archers après eux!

SCÈNE IX.—ORONTE, ÉRASTE, JULIE, SBRIGANI.

ÉRASTE, à Julie.

Allons, vous viendrez malgré vous, et je veux vous remettre entre les mains de votre père. Tenez, monsieur, voilà votre fille que j’ai tirée de force d’entre les mains de l’homme avec qui elle s’enfuyoit; non pas pour l’amour d’elle, mais pour votre seule considération. Car, après l’action qu’elle a faite, je dois la mépriser, et me guérir absolument de l’amour que j’avois pour elle.

ORONTE.

Ah! infâme que tu es!

ÉRASTE, à Julie.