FIN DE MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.


SIXIÈME ÉPOQUE

1670-1673

DRAMES SATYRIQUES ET DIVERTISSEMENTS DE LA COUR.

XXVII.1670.LES AMANS MAGNIFIQUES.
XXVIII.1670.LE BOURGEOIS GENTILHOMME.
XXIX.1671.PSYCHÉ.
XXX.1671.LES FOURBERIES DE SCAPIN.
XXXI.1661.LA COMTESSE D’ESCARBAGNAS.
XXXII.1672.LES FEMMES SAVANTES.
XXXIII.1673.LE MALADE IMAGINAIRE.

LES AMANS MAGNIFIQUES
COMÉDIE-BALLET EN CINQ ACTES, EN PROSE

REPRÉSENTÉE POUR LA PREMIÈRE FOIS, A SAINT-GERMAIN EN LAYE, AU MOIS DE FÉVRIER 1670, SOUS LE TITRE DE DIVERTISSEMENT ROYAL.

Louis XIV avait trente ans; la plus belle et la plus spirituelle personne de la cour était sa favorite avouée. Les plus sévères parmi les évêques ne protestaient que par le silence contre cette grandeur excessive et orientale, qui s’élevait comme un astre radieux au milieu de l’adoration universelle. La divinité symbolique de ce représentant majestueux et royal de la France au dix-septième siècle était un fait convenu que personne n’osait récuser. Molière, pour se maintenir à force d’adresse dans cette faveur qui lui permettait de disposer de sa troupe; directeur, acteur, auteur, maître de ballet, comme l’avaient été Plaute, Shakspeare, et avant lui Caldéron, Molière était contraint au sacrifice à peu près complet de cette indépendance qui nous semble aujourd’hui inséparable du génie. Sans cette docilité qui nous étonne, aurait-il pu créer le Misanthrope et le Tartufe? Non, certes. Il achetait le triomphe de son art au prix de sa liberté personnelle. Le roi commandait, il obéissait.