Peut-être, madame, qu’on ne goûtera pas longtemps la joie du mépris que l’on fait de nous.

ARISTIONE.

Je pardonne toutes ces menaces aux chagrins d’un amour qui se croit offensé; et nous n’en verrons pas avec moins de tranquillité la fête des jeux Pythiens. Allons-y de ce pas, et couronnons par ce pompeux spectacle cette merveilleuse journée.

SIXIÈME INTERMÈDE
QUI EST LA SOLENNITÉ DES JEUX PYTHIENS.

Le théâtre est une grande salle, en manière d’amphithéâtre ouvert d’une grande arcade dans le fond, au-dessus de laquelle est une tribune fermée d’un rideau, et dans l’éloignement paraît un autel pour le sacrifice. Six hommes, habillés comme s’ils étoient presque nus, portant chacun une hache sur l’épaule, comme ministres du sacrifice, entrent par le portique, au son des violons, et sont suivis de deux sacrificateurs musiciens, d’une prêtresse musicienne, et leur suite.

LA PRÊTRESSE.

Chantez, peuples, chantez, en mille et mille lieux,
Du dieu que nous servons les brillantes merveilles;
Parcourez la terre et les cieux:
Vous ne sauriez chanter rien de plus précieux.
Rien de plus doux pour les oreilles.

UNE GRECQUE.

A ce dieu plein de force, à ce dieu plein d’appas,
Il n’est rien qui résiste.

AUTRE GRECQUE.