[110] «Nérine. Tout Saint-Quentin a assisté à notre noce.»
[111] «Lucette. Il n’y a rien de plus véritable.»
[112] «Nérine. Il n’y a rien de plus certain.»
[113] «Lucette, à monsieur de Pourceaugnac. Oses-tu dire le contraire, vilain?»
[114] «Nérine, à monsieur de Pourceaugnac. Est-ce que tu me démentiras, méchant homme?»
[115] «Lucette. Quel impudent! Comment, misérable! tu ne te souviens plus de la pauvre Françoise et du pauvre Jeannet, qui sont les fruits de notre mariage?»
[116] «Nérine. Voyez un peu l’insolence! Quoi! tu ne te souviens plus de cette pauvre enfant, notre petite Madeleine, que tu m’as laissée pour gage de ta foi?»
[117] «Lucette. Venez, Françoise; venez, Jeannet; venez tous, venez tous, venez faire voir à un père dénaturé l’insensibilité qu’il a pour nous tous.»
[118] «Nérine. Venez, Madeleine, mon enfant; venez vite ici, faire honte à votre père de l’impudence qu’il a.»
[119] «Lucette. Comment, traître! tu n’es pas dans la dernière confusion de recevoir ainsi tes enfants et de fermer l’oreille à la tendresse paternelle? Tu ne m’échapperas pas, infâme! je te veux suivre partout et te reprocher ton crime jusqu’à tant que je me sois vengée, et que je t’aie fait pendre. Coquin, je te veux faire pendre.»