M. Lambert de Torigny[4], la même[5].

[4] Claude-Jean-Baptiste Lambert de Thorigny, mort en août 1700. Il avoit eu, au mois de juin 1685, la survivance de son père. Il étoit gendre du fameux Bontems.

[5] Il s’agit de l’hôtel Lambert, situé en effet dans « la même » Ile, tout près de l’hôtel Bretonvilliers. Le Vau le construisit pour Nicolas Lambert, dit « le riche », suivant Tallemant, grand-père de celui qui figure ici, et comme lui président des comptes. Il y eut de sa part en le faisant bâtir un peu de dépit contre Bretonvilliers, par qui, selon Tallemant encore, il s’étoit laissé enlever la riche héritière Elisabeth Perrot. Vaincu par lui sur le terrain du mariage, il voulut l’emporter contre lui sur un autre, celui des constructions, en se bâtissant un hôtel plus beau que celui que Bretonvilliers tenoit de son père. Il n’y réussit pas. L’hôtel Lambert, tout superbe qu’il fût, avec ses peintures de Romanelli, de Lebrun et de Lesueur, resta, comme magnificence des bâtiments, étendue et point de vue, inférieur à son voisin. G. Brice, édit. de 1701, t. I, p. 388-391, en a donné une intéressante description, et il existe, sous le nom de galerie Lambert, une collection de gravures de Picard, datées de 1740, qui reproduisent les peintures qu’y avoient faites Lebrun et Lesueur. L’hôtel, qui fut plus tard la propriété du fermier général Dupin, où Voltaire logea avec Mme du Châtelet, etc., appartient aujourd’hui, depuis 1842, à la famille Czartoriski.

M. Paris[6], rue neuve Saint Paul.

[6] Il avoit succédé à son père, l’un des députés de la Chambre des comptes aux conférences de Rueil, pendant la Fronde (Gazette de France, 6 mars 1649).

M. Rezé[7], rue des Bourdonnois.

[7] De la même famille que le président des requêtes Bernard de Rezé, que nous avons vu plus haut.

M. Rossignol[8], près les Filles Saint Thomas.

[8] Il avoit eu sa charge, en octobre 1688, par l’influence de Louvois, à la mort de M. Dupré. Il étoit fils de Rossignol, qui avoit été si utile à Richelieu, puis à Mazarin, par sa facilité à déchiffrer les écritures secrètes. (Historiettes de Tallemant, édit. P. Paris, t. II, p. 33-34.) Son fils avoit hérité de son savoir. « C’étoit, dit Dangeau (14 octobre 1705), à l’époque de sa mort, le plus grand déchiffreur de l’Europe. » Peut-être M. Paulin Paris a-t-il raison, lorsque parlant du père, qui avoit eu si bien le premier la clé de toutes les écritures cachées, il dit : « Je croirois assez que de cet habile homme vient le nom de rossignols, donnés aux clés passe-partout. » Notes sur Tallemant, t. II, p. 94.

M. le Vassan[9], rue neuve Sainte Geneviève.