Nœuds argentez, lassets, escharpes,

Bouillons en nageoires de carpes,

Porte-fraises en entonnoir,

Oreillettes de velours noir,

Doubleures aux masques huilées,

Des mentonnières dentellées,

Des sangles à roidir le busc,

Des endroits où l’on met le musc.

Tout cela — le ton le dit assez — n’étoit que pour rire. Cette Gazette semble n’avoir paru que pour se moquer de ce que pourroit être un journal de faits, d’avis et d’affaires, qui paroîtroit régulièrement. C’est ce qui, — de même que la mise à exécution si longtemps attendue de l’idée de Montaigne et de Laffémas, — ne tarda guère.

Dès 1612, Théophraste Renaudot, médecin du Roi, se disant grand ami des pauvres, étoit en instance près de la Reine-mère, tant pour obtenir le privilége d’une Gazette que pour avoir, par privilége aussi, permission d’ouvrir des Bureaux d’adresses ; il complétoit ainsi une fondation par l’autre.