[28] Il devoit son nom à l’abbé de Saint-Waast, d’Arras, Nicolas Le Candrelier, son fondateur en 1327. Il fut réuni, en 1763, à celui de Louis-le-Grand. Il avoit été transféré de la rue Chartière dans la rue des Murs, qui en prit le nom de rue d’Arras, qu’elle porte encore.

[29] Il étoit au no 7 de la rue Serpente où, de 1330 à 1333, l’archevêque de Tours, Etienne de Bourgueil, l’avoit fondé. Les bâtiments reconstruits en 1730 existent encore.

[30] On l’appeloit aussi collége d’Autun. Il se trouvoit au no 22 de la rue Saint-André des Arts, où l’évêque d’Autun, cardinal Pierre Bertrand, l’avoit fondé en 1341. Lorsqu’en 1764, on l’eut réuni au collége Louis-le-Grand, l’école gratuite de dessin y fut établie pendant quelques années. Il fut démoli sous le premier empire.

[31] L’évêque de Paris, Guillaume de Chanac, l’avoit fondé rue de Bièvre, au XIVe siècle, sous l’invocation de saint Michel. On l’appeloit quelquefois collége de Chanac. Comme limousin, l’abbé Dubois y avoit étudié.

[32] Fondé rue Bordet, en 1357, par le sieur de Bécoud, dont on fit de Bécourt, de Beaucourt, puis de Boncourt. Huit pauvres écoliers, en logique ou philosophie, venus de Thérouanne, pays de P. Bécoud, en furent, d’abord, les seuls élèves. Il fut réuni, en 1638, ainsi que celui de Tournay, au collége de Navarre, qu’il joignoit par une espèce de pont qui traversoit la petite rue Clopin. Son nom et ses priviléges lui furent laissés. Voilà pourquoi ici nous le voyons encore réservé aux écoliers de la ville de Thérouanne, qui malheureusement ne pouvoit guère lui en envoyer, depuis qu’en 1552 Charles-Quint l’avoit complètement détruite. Lorsque l’Ecole polytechnique fut fondée au collége de Navarre, on en mit les bureaux au collége de Boncourt, qui, depuis lors, a été entièrement démoli.

[33] Gervais Chrétien, chanoine de Bayeux et médecin de Charles V, l’avoit fondé en 1370. On l’appeloit aussi collége de Notre-Dame de Bayeux, à cause du canonicat de son fondateur, et des élèves que Bayeux y envoyoit. Il étoit situé rue du Foin-Saint-Jacques, réunie aujourd’hui à la rue des Noyers. On en fit, à la Révolution, une caserne d’infanterie.

[34] « Derrière Saint-Hilaire. » Edit. 1691, p. 11. — Ce collége étoit rue des Sept-Voies. Il avoit été fondé, en 1409, en exécution d’une clause du testament de Guy de Roye, archevêque de Reims. Il n’en reste plus rien, depuis longtemps.

[35] La fondation en étoit due aussi à une disposition testamentaire. Grégoire Langlois, évêque de Séez, mort en 1404, avoit légué l’argent nécessaire, qui n’eut son emploi qu’en 1427. Ce collége n’avoit que huit boursiers, dont quatre du diocèse de Séez. Un don de Jean Aubert, en 1634, permit d’en augmenter le nombre. P. Lallemand, évêque de Séez, fit rebâtir ce collége presque entièrement, en 1730. Quand on le supprima, il devint l’hôtel garni, dit de Nassau. Il fut emporté, en 1854, par la rue des Ecoles, avec le collége de Narbonne, comme lui, rue de la Harpe.

[36] Il avoit été fondé, en 1460, par Geoffroi Lenormant, professeur de grammaire au collége de Navarre, dans l’hôtel de la rue des Cholets et de la rue des Chiens ou Saint-Symphorien, qui avoit appartenu à P. de Châlon. Sainte Barbe, à laquelle il fut dédié, étoit, dit M. J. Quicherat, « la vierge savante qui passa de la plus tendre jeunesse dans l’éternité… après avoir vaincu dans la discussion les plus habiles défenseurs du paganisme grec. » (Hist. du collége Sainte-Barbe, t. I, p. 9-10.) — Ce collége ne s’administra lui-même, et ne fut réellement fondé, que lorsque Robert Dugast, qui l’avoit dirigé, lui eut, en 1557, fait don de l’hôtel de Châlon où il étoit établi depuis un siècle. Il y créa aussi sept bourses : trois grandes, pour les diocèses d’Autun, de Rouen, d’Evreux et de Paris ; et quatre petites pour les paroisses qu’il avoit administrées : celle de Saint-Hilaire à Paris, celle de Saint-Nicolas-des-Alleux-le-Roi, et celle de la Neuville d’Aumont. C’est pour ces dernières, situées dans le Beauvaisis, que nous voyons ici que des boursiers du diocèse de Beauvais étoient admis à Sainte-Barbe, à la fin de 1798, le collége Sainte-Barbe devint l’institution de Lanneau, mais reprit plus tard son nom, qu’il a gardé.

[37] Ce collége de Fortet, situé rue des Sept-Voies, devoit son nom au chanoine de Paris, Pierre Fortet, dont une disposition testamentaire, exécutée en 1397, avoit laissé l’argent disponible pour cette fondation. Comme il étoit d’Aurillac, quatre bourses étoient destinées à des enfants de cette ville ou du diocèse de Saint-Flour, mais pris de préférence dans sa famille. Quatre autres bourses étoient réservées pour Paris.