[38] V. ce que nous avons dit plus haut de ce collége de Boissy, situé rue du Cimetière-Saint-André, à propos de sa bibliothèque.

On enseigne d’ailleurs publiquement et gratuitement par ordre et aux dépens du Roi, au Jardin Royal des plantes, Fauxbourg saint Victor, la Chirurgie, l’Anatomie, la Chimie et la Botanique. Le public est averti de l’ouverture des Leçons par des Affiches, au commencement de l’hiver pour les Dissections Anatomiques, et pour les Opérations Chirurgicales, et au commencement de l’Eté pour la Démonstration des Plantes et pour les Préparations Chimiques[39].

[39] « Aux Ecoles de Médecine rue de la Bûcherie, on fait aussi chaque année des dissections anatomiques et des opérations chirurgicales, mais à prix d’argent. » Edit. 1691, p. 13.

Aux Ecoles de Chirurgie, rue des Cordeliers, on fait aussi annuellement et gratuitement tous les Hivers des Démonstrations Chirurgicales Anatomiques, suivant la fondation de feu M. Biennaisse[40].

[40] « Le public est averti des unes et des autres par des affiches. » Ibid. — Ces écoles de la rue des Cordeliers, auprès de l’église dédiée à saint Côme, patron des chirurgiens, étoient plus exclusivement chirurgicales que celles de la rue de la Bûcherie, dont il a été parlé plus haut. Elles avoient eu pour origine la confrérie de Saint-Côme et Saint-Damien fondée, dit-on, par saint Louis. C’est par son testament que M. Jean Bienaise, mort le 21 décembre 1681, après avoir été un des bons praticiens de son temps, avoit laissé six cents livres de rente pour deux professeurs chargés de faire les démonstrations d’anatomie et de chirurgie, dont il est ici question.

MATHÉMATIQUES.

Les Professeurs ès Mathématiques qui sont de l’Académie Royale des Sciences et qui ont des appartemens à l’Observatoire Royal, pour les Observations Astronomiques, sont Mrs Cassüni[1], de la Hire[2], Couplet[3], Sédillot[4] et Cusset[5].

[1] Jean Dominique, le premier et le plus célèbre de la dynastie des Cassini, né en 1625 à Nice, mort en 1712 à Paris. (V. son Eloge dans les Œuvres de Fontenelle, t. V, p. 322.) Ses principales découvertes en astronomie s’y trouvent analysées.

[2] Philippe de La Hire, de l’Académie des sciences, comme Cassini, et professeur de mathématiques et d’astronomie au collége de France. Il mourut en 1719 à soixante-dix-neuf ans. Fontenelle a fait aussi son éloge, t. VI, p. 1.

[3] Claude-Antoine Couplet, qui fut plutôt ingénieur-mécanicien qu’astronome. Aussi n’étoit-il logé à l’Observatoire que comme garde du cabinet des machines. Il mourut le 22 juillet 1722, à quatre-vingt-un an. (V. son éloge dans Fontenelle, t. VI, p. 159.)