[4] Il n’est guère connu que par la part qu’il prit, en 1718, au voyage du second des Cassini, pour la prolongation de la mesure du méridien jusqu’à Dunkerque.

[5] Lisez Casset. Il devint secrétaire de Bouchu, intendant du Dauphiné, mais ne cessa pas de s’occuper de science. On a de lui, dans les Mémoires de l’Académie de 1703, une lettre curieuse à La Hire sur la montagne soi-disant inaccessible du Dauphiné.

M. de la Hire est encore de l’Académie d’Architecture qui se tient au Palais Brion[6], où il fait des leçons publiques d’Architecture, par conséquent sur la Coupe des pierres. M. Rolle[7] qui est aussi de l’Académie Royale des Sciences, et qui est profond sur l’Algèbre, demeure rue

[6] V. plus haut ce que nous avons dit de cette dépendance du Palais-Royal, où siégea, en effet, l’Académie d’architecture avant d’être installée au Louvre.

[7] Il étoit d’Ambert en Auvergne. L’algèbre, comme on le dit ici, fut sa science préférée ; il n’eut pas à le regretter. Elle le mena droit à l’Académie des sciences, et la solution d’un problème posé par Ozanam lui valut une gratification de Colbert, que l’abbé Gallois, secrétaire des ministres, dont Rolle avoit accepté la collaboration, fit bientôt changer en pension durable. Il mourut en 1719, à soixante-sept ans. Fontenelle a écrit son éloge. (V. ses Œuvres, t. VI, p. 74.)

M. Sauveur[8], rue    et    rue    sont Professeurs Royaux au Collége de Cambray[9].

[8] Un des plus illustres savants de son temps, pour les mathématiques et la physique. Né en 1652 à La Flèche, il mourut, en 1716, à Paris. (V. son Eloge parmi ceux que Fontenelle a faits des membres de l’Académie des sciences, t. V, p. 466.)

[9] C’est le collége de France, souvent appelé comme il l’est ici, parce qu’il avoit été établi dans l’ancien collége de Cambray, qui lui-même avoit donné son nom à la place où il s’ouvroit. Sauveur professoit au collége de France depuis 1686.

Mrs Hébert, Professeur au Collége de Maitre Gervais, rue du Foin[10], et Varignon[11] au Collége Mazarini[12], sont encore d’une très particuliere distinction.

[10] Nous n’avons rien trouvé sur ce professeur. Peut-être au lieu d’Hébert faut-il voir là Hubert, qui professa ensuite à Caen, où il resta en relation avec Varignon. (V. Histoire de l’Académie des sciences, année 1719, p. 39.)