[11] Pierre Varignon, né à Caen en 1654, mort à Paris en 1722, grand ami de l’abbé de Saint-Pierre et de Fontenelle, auquel il légua tous ses papiers, et qui a fait son éloge, t. VI, p. 182.
[12] En même temps qu’on le nommoit, en 1688, de l’Académie des sciences, il étoit fait professeur de mathématiques au collége Mazarin, et il le resta toute sa vie. C’est après avoir fait sa classe, le 22 décembre 1722, qu’il mourut. Il avoit aussi une chaire au collége de France.
Les Professeurs qui enseignent chez eux et en Ville toutes les parties des Mathématiques, sont Mrs Ozanam, rue de Seine[13], Lieutault, rue des fossez Saint Germain, de Boissiere, rue des Boucheries Saint Germain, et de Blegny le jeune, près la Madelaine.
[13] Jacques Ozanam, né en 1640, dans le pays de Dombes, mort à Paris le 3 avril 1717. Il fut reçu à l’Académie des sciences en 1701. Ses Récréations mathématiques et physiques, dont la 1re édition est de 1699, in-8o, sont un des premiers ouvrages de physique amusante que l’on ait publiés. Fontenelle, t. V, p. 557, a écrit l’éloge d’Ozanam.
Entre les fameux Ouvriers pour les Instrumens Mathématiques, sont Mrs le Bas, aux Galleries du Louvre[14], Chapotot[15] et Buterfield[16], sur le Quay de l’Horloge[17].
[14] Jean Lebas, qui avoit succédé à son père Philippe Lebas, mort en 1677. Le logement que celui-ci avoit occupé depuis le 26 janvier 1670, « avec les autres artisans de réputation dans la galerie du Louvre, destinée à cet effet », ainsi qu’il étoit dit dans son brevet, avoit été conservé à son fils. Un ouvrier du même métier, nommé Ferrier, y avoit devancé Philippe Lebas. (Registres du Secrétariat, pour 1670, ms. de la Bibl. Nat. Suppl. fr., no 2771.)
[15] Ozanam a parlé de lui dans ses Récréations mathématiques… 1696, in-8, t. II, p. 277 : « Le sieur Chapotot, dit-il, ingénieur du Roi, et fabricateur des instruments de mathématiques à Paris, dont l’habitude est de renchérir sur les plus belles inventions. »
[16] C’étoit un mécanicien allemand, — Lister dit anglais, — qui s’étoit établi à Paris depuis quinze ou vingt ans, et que plusieurs mémoires : Niveau d’une nouvelle construction, 1677, in-12 ; Adomètre nouveau, 1681, in-12, etc., avoient déjà fait avantageusement connoître. Il y mourut en 1724. On lui doit de grands quarts de cercle qui ont beaucoup contribué à sa célébrité. Ses boussoles-cadrans, qu’il faisoit d’ordinaire en argent, s’appeloient, de son nom, des Butterfield.
[17] Ce quai n’a pas changé d’industries, comme on voit ; et déjà sous Louis XIV — Chapotot, d’après notre avant-dernière note, en est la preuve — les fabricants d’instruments de mathématiques y prenoient le titre « d’ingénieur. » — Quelques années après la publication de ce Livre commode, un fabricant, nommé Lefèvre, s’y distinguoit à côté de Chapotot et de Butterfield. L’abbé Bordelon, dans ses Diversités curieuses, 1699, in-12, t. II, p. 57, a parlé de lui, à propos d’un « cadran équinoxial, universel, qui s’oriente, dit-il, sans aiguille aimantée, pour voir l’heure au soleil, et tracer les lignes horaires sur toutes sortes de plans… Ce cadran, ajoute-t-il, nouvellement inventé, est fait par le sieur Le Fèvre, très-habile pour les instruments de mathématiques. Il demeure à Paris, aux deux globes, sur le quay de l’Horloge, dit des Morfondus. »
On trouve des Cartes de Geographie très curieuses chez M. Samson[18], aux Galleries du Louvre, et chez Mademoiselle du Val[19], sur le Quay de l’Horloge.