[18] Adrien Sanson, fils de Nicolas, mort en 1667, géographe du Roi, comme lui. Il ayoit eu un frère aîné, tué le 27 août 1648, dans l’une des premières émeutes de la Fronde. Adrien Sanson mourut le 16 mai 1703.
[19] Son père P. Du Val étoit « géographe ordinaire du Roi. » Elle vendoit ses livres, entre autres un Traité de géographie, revu et augmenté, quand Du Val fut mort, par le P. Placide, augustin déchaussé, qui étoit aussi « géographe du Roi. » Ce Traité devint la base du volume classique, connu sous le titre de Géographie de Crozat, qu’il devoit à la fille du riche financier Crozat, pour laquelle on en avoit accepté la dédicace, avec permission de mettre son portrait au frontispice. Nous possédons un des rares exemplaires où il se trouve. L’édition est de 1704, in-12. La boutique de Mlle Du Val n’étoit plus alors au quai de l’Horloge. On lit, en effet, sur le titre : « Chez Mademoiselle Du Val, fille de l’auteur, rue Saint-Jacques, au Dauphin d’or, vis-à-vis la rue de la Parcheminerie. »
MEDECINE ORDINAIRE.
Ce qu’on doit entendre par Medecine ordinaire, est celle qui est légitimement pratiquée par gens graduez, qui se rapportent assez dans les principes et dans les maximes essentielles, pour se rendre reciproquement compte de leur conduite lors des Consultations.
M. le Premier Medecin du Roy[1], a son appartement au Jardin Roial des Plantes, où il loge quand il est à Paris[2].
[1] Depuis le 11 avril 1672, ce premier médecin du Roi étoit Daquin, dont les appointements cumulés ne s’élevoient pas à moins de 37,000 livres, suivant l’Etat de France de 1692, p. 235.
[2] Il y étoit surintendant des démonstrations des plantes, de la chimie et de la chirurgie, et touchoit à cet effet 3,000 livres, qui se confondoient avec les 37,000 de ses appointements généraux.
Il y a quelques Medecins de Sa Majesté servant par quartier[3], qui pratiquent à Paris avec beaucoup de réputation, par exemple :
[3] C’est-à-dire par trimestre. Ils étoient huit : deux par quartier, ayant chacun 1,200 livres de gages sans compter, dit l’Etat de France, « 273 livres 15 sous de livrées, chacun pour sa bouche à cour. »
Messieurs Lallier[4], rue des Prouvaires, Du Gué[5], près saint Paul, Fresquière[6], rue sainte Avoye, etc.