[3] Il est traité plus cavalièrement dans l’édit. précéd., p. 18 : « Assez près du jardin médicinal de Pincourt dans la rue de la Raquette, il y a un prieur qui s’entremet de médecine, et qui se dit très-habile. » Rue de la Raquette, c’est, comme on sait, rue de la Roquette. — Bernier, p. 296 de ses Essais, semble faire allusion à ce remède du prieur : « Je n’ai garde, dit-il, de donner ici à connoître ceux qui ont débité et fait valoir aux simples : qui des remèdes pour les dents ;… qui… des stipiques à divers usages, des apéritifs… »
Le Frère Ange, Capucin[4], qui distribue un Opiatte et un Sirop mesentirique et epatique, est resident au Fauxbourg saint Jacques.
[4] « Renommé pour la cure des maladies chroniques… au couvent du faubourg Saint-Jacques,… a un laboratoire assez curieux. » Édit. 1691, p. 18.
Le Frère Pierre, des Jacobins du Fauxbourg saint Germain, fait des recherches dans la Chimie.
OPERATIONS CHIRURGICALES.
Monsieur le premier Chirurgien du Roy, a son appartement au vieux Louvre, où il loge quand il est à Paris.
M. de Tertre, son Lieutenant pour la Ville, Prevoté et Vicomte de Paris[1], renommé pour la saignée et pour la grande Chirurgie[2], demeure rue du Jardinet, à l’ancien Hotel de Roüen.
[1] François Du Tertre, que l’Etat de France pour 1692, t. I, p. 240, qualifie « lieutenant des chirurgiens de Paris », retenu par le Roi pour « l’employer où il pourra en avoir affaire. Il a cinq mille et tant de livres d’appointements. » Les chirurgiens du Roi qui étoient au nombre de neuf, un premier ordinaire, et huit ordinaires servant par quartier, pouvoient, d’après une déclaration de Louis XIII, « tenir ou faire tenir boutique, enseigne de chirurgien, où seront les armes du Roy, exclusivement à tous autres barbiers chirurgiens. »
[2] Il prenoit le titre de premier chirurgien du Roi et du Parlement.
Les Prévots, Jurez et Gardes de la Communauté des Chirurgiens Jurez de Paris, sont Messieurs David, rue de l’Arbre sec : Cuqüel, rue Galande, Caubouë, rue Montorgueil : et Gigot, rue saint André.