[2] L’édit. de 1691, p. 34, ajoute, à propos de la vente des édits et déclarations : « On les trouve encore au Palais chez les sieurs de Luyne, Barbin, Loison et Guignard : de même que chez le Sr Auboüyn, quai des Augustins, et chez la veuve Pépingué, rue de la Harpe. »

[3] Il étoit libraire depuis 1652, et étoit devenu l’un des plus considérés. Il avoit donné, avec Barbin, l’édition du Molière de 1675, détruite presque entièrement par un incendie du collége Montaigu, où il avoit ses magasins. Boileau, dont il étoit le libraire, l’a nommé dans son Epître X.

Les Livres de Messieurs de Port Royal se vendent même ruë chez les sieurs Desprez[4], Josset[5], Roulland et Pralard.

[4] « Guillaume Desprez, rue Saint-Jacques, à l’Image Saint-Prosper, vend une grande partie des livres de Port-Royal concernant la Religion. » Edit. 1691, p. 4. — C’est le fils de Guillaume Desprez, qui avoit imprimé les œuvres de Pascal et des religieux de Port-Royal, et dont il continuoit le commerce dans le même esprit. Son père étoit mort en 1669, d’une chute de voiture, en se rendant à Port-Royal, où il fut enterré.

[5] Il étoit fort instruit et avoit une collection de médailles rares. V. l’abbé de Vallemont, Réponse à M. Baudelot, 1706, in-12, p. 79.

Les Opéra, et généralement les Livres de Musique, s’impriment et se vendent seulement chez le Sieur Ballard rue S. Jean de Beauvais[6].

[6] Dès 1551, un Robert Ballard étoit imprimeur du Roy pour la musique. Son fils Pierre lui succéda avec un privilége exclusif qui le mettoit à l’abri de toute concurrence pour ce genre d’impression. Puis vint un second Robert Ballard, son fils, avec le même monopole, et ensuite Christophe Ballard, qui figure ici, et qui avoit été reçu imprimeur-libraire le 17 juin 1666. Jusqu’à la Révolution, le même privilége fut maintenu dans cette famille, avec ce qu’il avoit d’absolu. Notre ami J.-B. Weckerlin, auteur d’une excellente notice sur les Ballard, retrouva, il y a quelques années, un reste de leurs caractères, rue Jean-Jacques Rousseau, à l’imprimerie de Mourgues, qui a succédé à la leur.

A l’exception du Livre de M. de la Quintinie[7] qui se vend chez le Sieur Barbin sur le Perron de la sainte Chapelle[8]. Tous les autres Livres de Jardinages se vendent chez le Sieur Charles de Sercy dans la grand’Salle du Palais, où l’on trouve d’ailleurs un nouveau Cuisinier Royal et bourgeois, et une Instruction pour les Confitures, les Liqueurs et les Fruits ; outre plusieurs livres de Droit, Civil et Canon sur les Matières Beneficiales et autres[9].

[7] Il en sera parlé dans une des notes suivantes.

[8] Claude Barbin, si célèbre par ce qu’ont dit de lui Molière et surtout Boileau. Les livres qu’il publioit donnent ainsi son adresse : « Claude Barbin, sur le second perron de la Sainte-Chapelle. » Il avoit logé auparavant, vers 1664 : « vis-à-vis de la Sainte-Chapelle, au signe de la Croix. »