Messieurs le Begue[9], rue Simon le Franc, Taumelin, rue de la Verrerie[10], Couprin, prés saint Gervais[11], Dandrieux, ruë saint Loüis du Palais[12], Nivert, prés saint Sulpice[13], Danglebert, rue sainte Anne[14], Martin, rue de l’Echelle, le Roux [15], rue , Buterne, prés saint Paul[16], Montalan, rue du Cimetiere saint André[17], Ossu l’ainé, rue saint Denis[18], Ossu le cadet, Cloître saint Jacques de l’Hôpital, Garnier, rue Traversine, La Lande, Cour du Palais.
[9] Nicolas Le Bègue, un des quatre organistes de la Chapelle reçus en 1678. Son quartier étoit celui d’octobre. Il touchoit l’orgue à Saint-Merry, et l’on a de lui trois livres de pièces pour cet instrument. Il mourut très-vieux en 1700. Ses ouvrages se vendoient tout près de chez lui, dans la même rue. L’édit. de 1691, p. 62, dit, en effet : « le livre d’orgues de M. Le Bègue se vend chez M. Noël, rue Simon-le-Franc. »
[10] Jacques Tomelin, organiste de la Chapelle, comme Le Bègue. Il exerçoit pendant le quartier de janvier.
[11] François Couperin, le second des trois frères qui fondèrent la renommée de cette dynastie de clavecinistes célèbres. Nous le voyons ici logé près de Saint-Gervais, parce que de 1669 à 1698, il y toucha l’orgue. Il mourut à soixante-dix ans, en 1701, écrasé par une voiture. L’année précédente, Montéclair lui avoit dédié sa Méthode facile de musique.
[12] On ne le connoît que par son fils, Jean-François Dandrieu, qui, de 1720 à 1740, se distingua sur l’orgue et le clavecin.
[13] Guill.-Gabriel Nivers, un des quatre organistes de la Chapelle. Il avoit été maître de musique de la Reine.
[14] Jean-Baptiste d’Anglebert. Il étoit de la musique de la Chambre pour le clavecin, ce qui lui rapportoit 600 liv. de gages, 900 de nourriture, 213 de monture, « et 270 pour la nourriture de son Porte-épinette. » Etat de France, 1692, p. 223.
[15] Il étoit aussi compositeur. V. Le faux Satyrique, 1706, in-8, p. 11, où il est traité de « fameux maître de musique. »
[16] Jean Buterne, un des quatre organistes de la Chapelle-Musique.
[17] « Messieurs Le Règne — c’est celui qui est désigné plus haut sous son vrai nom le Bègue — rue Simon-le-Franc, et de Montalan, rue du Cimetière-Saint-André, sont renommez pour toucher et enseigner le clavecin. » Edit. 1691, p. 60. — Claude Rachel de Montalant, après avoir enlevé de son couvent, où sans doute il donnoit des leçons, la fille de Molière, étoit, vers 1686, devenu son mari. Une note de Titon du Tillet (Parnasse françois, 1732, in-fol., p. 318) que nous avons citée le premier dans le Roman de Molière, 1862, in-18, p. 129, ne laisse sur ce point très-curieux aucun doute : « Elle épousa, dit-il, M. de Montaland, gentilhomme, qui a été quelque temps organiste de Saint-André des Arts. » Il l’étoit sans doute encore en 1691, ce qui expliqueroit pourquoi il logeoit tout près de cette église. Titon le traite de gentilhomme parce qu’il se faisoit appeler : Claude Rachel, écuyer, sieur de Montalant.