Si c’est un crime de l’aimer…
Boësset étoit maître de musique des pages de la Chambre, aux gages de 1,140 liv.
Autres Maîtres de la Musique de la Chapelle, de la Chambre et des Plaisirs de Sa Majesté.
Messieurs Lambert, ruë sainte Anne[4], Goupille[5], ruë Minoret[6], rue Colasse, rue Traversine[7], et Moreau, rue sainte Croix de la Bretonnerie[8].
[4] Michel Lambert, si recherché, en 1666, à l’époque de la satire du Repas de Boileau, et qui n’avoit pas alors moins de quatre-vingt-deux ans. Lulli avoit épousé sa fille, et lui avoit donné dans sa maison, qui existe encore aux coins des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs, l’appartement où nous le voyons logé, et où il mourut au mois de juin 1696. (V. notre Histoire de la Butte des Moulins.)
[5] Lisez Coupillet. Il faisoit, comme prêtre, pendant le semestre de janvier, les fonctions ecclésiastiques de maître de musique, et avoit soin, durant le même temps, « de la nourriture, éducation, conduite et entretien des pages de musique. »
[6] Guillaume Minoret. Il avoit, pendant le semestre de juillet, les mêmes fonctions que Coupillet pendant celui de janvier. Ses motets sur un certain nombre de psaumes sont très-estimés. Le Cerf de la Vieuville, dans son livre, Comparaison de la musique italienne et de la musique françoise, 1706, in-8, 3e partie, le met, ainsi que Coupillet, sur le même rang, pour la composition, que Collasse et Lalande.
[7] Pascal Collasse, un des meilleurs élèves et héritiers de Lulli. Après avoir collaboré avec son maître, il fit seul plusieurs opéras, dont celui de Thétis et Pelée est le plus célèbre.
[8] Jean-Baptiste Moreau, à qui Madame de Maintenon fit écrire, pour Saint-Cyr, la musique des chœurs d’Esther et d’Athalie. Il fit aussi les airs de quelques chansons de Lainez, son ami de cabaret.
Maîtres pour l’Orgue et pour le Clavecin.