[8] Grand maître des cérémonies, charge qu’il vendit, au grand blâme de tous, car on l’étoit de père en fils, depuis longtemps, dans sa famille.
M. le Baron de Breteuil[9], rue de Paradis.
[9] Ce baron qui ne l’étoit pas, selon Saint-Simon, est le même qui mena avec la présidente Ferrand le scandaleux roman dont nous avons parlé. Nous ignorons quels étoient ses goûts de curieux.
M. le Comte de Morstein, sur le Quay des Théatins[10].
[10] M. de Morstein, ancien grand trésorier de Pologne, avoit son hôtel, qui devint ensuite celui du maréchal d’Estrées, au coin de la rue des Saints-Pères et du quai des Théatins, aujourd’hui quai Voltaire. C’étoit un grand curieux en toutes choses. Ses jardins à Montrouge étoient magnifiques. Rigaud l’avoit peint avec sa fille, puis séparément.
M. le Comte de Renes, rue saint Dominique, quartier S. Germain.
M. le Commandeur d’Hautefeuille, rue du Bac[11].
[11] Étienne-Texier d’Hautefeuille, grand prieur d’Aquitaine et ambassadeur extraordinaire de la religion de Malthe en France. Il mourut le 3 mai 1703, laissant, suivant Saint-Simon (t. IV, p. 453), tous ses tableaux à son Ordre. Ils étoient d’un grand prix, car au dire de Mariette (Abecedario, t. II, p. 345), « il étoit très-grand curieux, et avoit de très-belles choses. » Il habitoit dans le haut de la rue du Bac une des maisons neuves bâties par l’administration des Incurables.
M. le Commandeur de Gaults, derrière saint Roch[12].
[12] Sur la liste de Spon, son nom est écrit Gotz, et son adresse est donnée au bout de la rue des Petits-Champs. Son cabinet, y est-il dit, comprenoit tableaux, médailles modernes, curiosités de toutes sortes.