Mrs Orangé et de Chambrault, Cloitre saint Germain l’Auxerrois.
M. de Beauchamp, ruë Bailleul[74].
[74] C’est le fameux maître à danser, que nous retrouverons plus loin au chapitre des nobles exercices, et dont il a déjà été question, p. 126, note 1. G. Brice parle ainsi (3e édit., t. I, p. 268-269) de son cabinet qu’il avoit, en 1701, transféré de la rue Bailleul dans une maison neuve faisant le coin à gauche des rues Saint-Honoré et des Petits-Champs : « on trouvera dans ce cabinet des choses d’une excellente beauté ; mais les tableaux en sont la principale partie, qui sont la plupart des plus fameux maîtres d’Italie. On y remarquera aussi quantité de porcelaines anciennes, très-rares, à présent, des cabinets de vernix (sic) du Japon, des bronzes et d’autres choses curieuses disposées avec beaucoup de jugement et de connoissance. »
M. l’Abbé du Plessy, prés le Puits d’Amours[75].
[75] C’étoit plutôt un brocanteur qu’un amateur, car nous le trouverons tout-à-l’heure parmi ceux « qui se plaisent à troquer les tableaux. »
M. Dron, prés saint Thomas du Louvre[76].
[76] L’abbé François Dron. Il logeoit près de l’église, dont il étoit chanoine : « Il a, dit G. Brice (3e édit., t. II, p. 86), un cabinet de médailles de moyen bronze, dont la suite est des plus étendues que l’on puisse voir, et dont le choix est admirable. Les sçavants sont charmés de la quantité et de la diversité des revers singuliers que l’on y remarque, et il seroit bien difficile de rien voir ailleurs de mieux conservé et de plus entier. Il a aussi quelques tableaux de prix dans son cabinet. » Il mourut le 22 avril 1702. L’abbé Goujet possédoit de lui 2 vol. in-4o de lettres originales et manuscrites, de 1687 à 1690, traitant de numismatique, « avec les empreintes dessinées de quantité de médailles. » Elles étoient adressées à Thoynard, Vaillant, Morelle, Nicaise, etc. V. le Catal. ms. de l’abbé Goujet à la Bibliothèque.
M. Bonart, rue Hautefeuille.
M. de Chatigny, rue Neuve des Petits Champs.
M. Fracansani, rue du Petit Lion[77].