[1] Marguerite-Louise-Suzanne de Béthune Sully, qui, veuve du comte de Guiche, avoit épousé Henri de Daillon, duc de Lude, veuf lui-même de Rénée-Eléonore de Bouillé. Elle étoit magnifique en meubles et en argenterie, mais elle sacrifia tout, quand vinrent les désastres. Toute son argenterie, ses meubles d’orfévrerie passèrent à la Monnoie, et elle se contenta pour ses galeries, ce qu’admira fort Mme de Sévigné, de meubles de bois et de glaces. L’hôtel qu’elle habitoit, près Saint-Eustache, au coin des rues Montmartre et Tiquetonne, devint plus tard l’hôtel Béthune-Charost. Il existe encore en partie.

Madame la Duchesse d’Orvalle, rue saint Dominique[2], quartier saint Germain.

[2] Anne d’Harville, femme de François de Béthune, duc d’Orval ou d’Erval, troisième fils du duc de Sully.

Madame la Maréchalle de Humiere, à l’Arsenal[3].

[3] Louise-Antoinette-Thérèse de la Châtre, femme du maréchal, duc d’Humière. « Il étoit, dit Saint-Simon, magnifique en tout. » Il collectionnoit des estampes, dont quelques-unes lui sont dédiées. Sa femme partageoit ses goûts.

Madame la Duchesse de Sully, devant saint Paul[4].

[4] Marie-Antoinette Servien, duchesse de Sully, très-magnifique, très-dépensière. Elle mourut pauvre, quoique sa dot eût été de 800,000 livres. Elle habitoit presque devant Saint-Paul, rue Saint-Antoine, l’hôtel bâti par Sully, et qui existe encore à peu près intact.

Madame d’Estrées, rue des trois Pavillons[5].

[5] Marie-Marguerite Morin, duchesse d’Estrées, tenoit de son père, qu’on appeloit Morin le Juif : « brocanteuse, dit Saint-Simon, se connoissoit aux choses et aux prix, avoit le goût excellent, et ne se refusoit rien. »

Madame la Princesse de Meklebourg[6], près saint Roch.