[7] « Près les pères de l’Oratoire. » Edit. de 1691, p. 24. — Il est nommé par l’abbé Bordelon dans son Livre à la Mode, 1696, in-12, p. 33. Marianne demande en quoi consistent les façons du bel air :
Est-ce à rouler les yeux pour se faire plus belle,
A façonner sa bouche, et passer tout le jour
Dans ces soins fatigants de prendre un air de Cour ?…
A hausser sa fontange en coquette éventée
Et renchérir d’abord sur la mode inventée ?
A vouloir affecter par un soin assidu
Pour ses marchands : Le Gras, La Fresnaye et l’Egu ?
[8] Dans l’édit. de 1691, il est à la suite des autres, sans indication d’adresse, mais avec un détail qui manque ici : « Ils vendent pareillement des coquillages, mais le sieur Quenel est celui d’entre eux qui s’y attache le plus. »
[9] « A la descente de la Samaritaine. » Edit. de 1691. — Nous avons beaucoup parlé de cet intrigant du brocantage dans notre Histoire du Pont-Neuf, t. II, p. 277-281. On nous permettra d’y renvoyer. Nous rappellerons seulement ici les altérations qu’il fit subir aux planches de Callot, dont il possédoit un grand nombre, que son fils mit en recueil (Mercure, mars 1723, p. 561), et sa fameuse loterie qui ne fut qu’un immense vol organisé. Dancourt en fit une pièce, où il l’appela Sbrigani, et les Italiens, dans leur comédie les Bains de la porte Saint-Bernard, allèrent encore plus loin : ils le nommèrent « el signor Furbagnani. » On lit dans le Théophraste moderne, à propos de cette loterie : « lui-même y a plus gagné sans avoir de billets que tous ceux qui ont eu des lots. » Il gagna beaucoup aussi avec ses tabatières à scandales, où toutes les aventures scabreuses du moment étoient satiriquement représentées. Il en est parlé dans le Retour de la foire de Bezons, et mieux encore dans les Souhaits joués en 1693 : « Momus. Qui est-ce qui porte cet épicier à éventer la honte de son lit, et à solliciter une place sur les tabatières de Fagnany ? La Folie. »