Les Garnitures et Joyaux de fausses Perles et Pierreries, se vendent chez plusieurs Marchands et Ouvriers etablis aux environs du Temple[12].

[12] On les appeloit « diamants du Temple. » Dict. des Arts, 1732, in-fol., I, 334.

Les fausses Perles de nouvelle invention argentées par dedans, qui ressemblent fort aux naturelles[13], se vendent chez les Sieurs Gregoire, rue du petit Lion, Huvé et Desireux, rue saint Denis.

[13] Il s’agit, sans nul doute, des perles faites avec cette « essence d’ablettes », dont le hasard fit découvrir le secret au bijoutier Jaquin, en 1684. Il s’associa, pour l’exploiter, avec un nommé Breton, et tous deux le perfectionnèrent si bien que, suivant le Mercure galant (août 1686, p. 230), ces perles, « façon de fines », trompoient tous les jours les joailliers eux-mêmes. Les Jaquin faisoient encore ce commerce à la fin du règne de Louis XV. Hubin avoit appris à Lister comment elles se fabriquoient : « la pâte, dit-il, dont on les étame à l’intérieur, se fait uniquement d’écailles d’ablettes, sans autre mélange… un collier de ces perles revient à deux ou trois pistoles. »

PREMIERES INSTRUCTIONS
DE LA JEUNESSE[1].

[1] Cette partie forme, dans l’édit. de 1691, le chapitre XXXVIII : Des maîtres ès arts, et autres tenant pensionnaires, pour les Leçons et pour les Répétitions du Latin, du Grec, de la Philosophie, et des Mathématiques. Il commence par ces quelques lignes qui ne se retrouvent pas ici : « Entre ces maîtres, les uns sont principalement appliquez à répéter les enfants qui vont au collége, qui ne sont chez eux pour la plupart qu’à demi pension. »

Il y a dans chacun des quartiers de la Ville et Fauxbourg de Paris un Maître et une Maîtresse de petites Ecoles instituez par M. le Chantre de Paris, pour apprendre aux enfans de l’un et de l’autre sexe, le Cathecisme, et les Prieres chretiennes, la lecture des Livres latins et françois, et les principes de la Grammaire[2], de l’Ecriture et de l’Aritmetique[3].

[2] Fleury, Traité des Etudes, 1687, in-12, ch. 22, vouloit que l’on commençât par la grammaire.

[3] V. ce que nous avons dit de ces écoles dans une note du chap. 1er : Affaires ecclésiastiques.

Outre ces Maîtres, il y a encore une Communauté de Maîtres Expers et Jurez Ecrivains, qui enseignent aux jeunes gens qui ont déjà passé par les petites Ecoles, la perfection de l’Ecriture, de l’Ortographe et de l’Aritmetique[4]. Il n’y a aucun de ces Maîtres qui n’ecrivent par excellence tous les differens caracteres d’Ecritures. On les distingue des Maîtres des petites Ecoles par leurs enseignes où il y a le titre d’Expert ou de Jurez Ecrivain[5].