[7] « Bain, émailleur, dit G. Brice (t. I, p. 76), presque le seul en France qui entende à présent le travail des émaux clairs. » Il avoit un logement aux galeries du Louvre, depuis le 14 sept. 1671. (Arch. de l’Art françois, t. I, p. 220.)
Messieurs le Lorrain, à l’aport de Paris, du Grenier, quay de Nesle, Pierre, quay de la Megisserie, et Legare[8], rue de Harlay, sont encore renommez pour le même fait.
[8] Lisez Légaré. Il étoit fils de Gilles Légaré, qui avoit publié, en 1663, un très-curieux volume sur son art : Livre des ouvrages d’orfèvrerie, fait par Gilles Légaré, orfèvre du Roy, rue de la Vieille-Draperie, devant le Palais au Barillet, proche Saint-Pierre des Arcis.
Messieurs Alvarez, rue Thibault aux dez[9], Catilon, quay de l’Orloge, et Poirier, prés la Croix du Tiroir, font grand commerce de Pierreries.
[9] Nous avons déjà parlé de lui, quand nous l’avons vu passer comme trésorier payeur des Cent Suisses. Nous ajouterons à ce que nous avons dit, que — ce qui n’étonnera pas — il prêtoit sur gages : « Elle sortit dès huit heures du matin, lisons-nous dans La France devenue Italienne, pamphlet galant de 1686, et fut mettre des pierreries et de la vaisselle d’argent en gage chez Alvarès, fameux joaillier, pour quatre mille pistoles. » Il brocantoit de joyaux et d’antiques même à l’étranger, en se disant agent du Roi. V. dans la Correspondance inédite de Mabillon et de Montfaucon avec l’Italie, t. I, p. 220-227, deux lettres écrites en février 1686 par Michel Germain à Claude Bretagne.
Messieurs Loir[10], quay des Orphèvres, et Jacob, rue de Gesvres, sont des Orphèvres renommez pour la fabrique des Ornemens d’Eglise.
[10] Alexis Loyr, fils d’un orfèvre, qui avoit eu sa célébrité, « surtout, suivant Mariette, pour les grands ouvrages. » Il fut lui-même très-habile dans l’art de son père. De plus, il gravoit, et l’Académie le reçut comme graveur et orfèvre, en 1678. Il mourut à soixante-treize ans, en 1713. Son frère, Nicolas Loyr, fut un peintre de talent, qui l’aida pour ses dessins. On a d’eux à la Biblioth. Nat., un recueil contenant « dessins de brasiers, dont les ornements peuvent servir aux cuvettes ; nouveaux dessins de guéridons, éventails, écrans, etc. »
Messieurs Vaudine, rue du Harlay, Bel, place du College Mazarini, Blanque, rue Dauphine, et les frères Sehut, même rue, ont un particulier talent pour les petits Ouvrages et Bijouterie d’or.
Messieurs Berthe, rue des deux Ecus[11], et Rondé, rue Bertin Poirée, trafiquent de Barres, Lingots et Grenailles d’or et d’argent.
[11] Dans l’édit. précédente, p. 23, il est qualifié « orfevre », et son adresse est donnée ainsi : « joignant l’hôtel de la Monnoye. »