Les Boules de Buis et de Gayac à jouer, se font en perfection par le Sieur Baudry, Tourneur, rue du petit Lion, et par un autre Tourneur de la rue Troussevache.
Les Epiciers Orangers de la rue de la Cossonnerie, font venir des Boules de Marseille qu’ils donnent à fort grand marché.
Les Jeux d’Echets et Triquetracs se font et se vendent chez les Tablettiers du Marché Neuf et de la rue des Assis.
Les Academies de Jeux de Cartes ont été defendues, et on ne joue publiquement dans les Jeux de Paume qu’au Billard[19].
[19] La défense contre les jeux de cartes n’étoit sans doute pas aussi sévère quand avoit paru l’édition de l’année précédente, car voici ce qu’on y trouve, p. 49 : « On joue aux cartes et au billard dans presque tous les jeux de paume, qui sont en plus grand nombre au faubourg Saint-Germain qu’ailleurs. » — Les jeux défendus dans les maisons publiques ne pullulèrent que plus frauduleusement dans les particulières. C’est alors que l’on vit partout de « ces femmes brelandières » dont parle la Xe Sat. de Boileau, et que visoit l’abbé de Villiers dans une de ses Epîtres, 2e édit., p. 375, lorsqu’il nous rappelle
… L’industrieux génie
Qui trouve par le jeu l’art d’avoir compagnie.
« — Eh ! dit Colombine dans l’Avocat pour et contre, acte III, sc. 7, ne pouvons-nous pas donner à jouer à la bassette, et vivre honorablement dans Paris, comme une infinité de gens aussi gueux que nous. » Il y eut jusqu’à des femmes de conseillers au Parlement qui tinrent ainsi des maisons de jeux. V. P. Clément, la Police sous Louis XIV, p. 340-341.
Pour les fameux Maîtres de Dance et de Paume, voyez l’article des Nobles Exercices.
Pour les Joueurs d’Instrumens, voiez l’article de la Musique.