[23] Nous dirions « en cadres. » Richelet dit en effet dans son Dictionnaire : « BORDURE, bois de menuiserie pour mettre un portrait ou une glace de miroir. »

Pour les Lits de Camps, Tentes et Pavillons, voyez l’article des Armes et Bagages de Guerre.

Pour le Linge, voyez l’article des Toilles et Dentelles de fil.

Les Sieurs Roügeot, vieille rue du Temple, et Landois, rue Neuve saint Honoré, ont une grande habitude à bien raccommoder et remettre en couleur les Tapisseries de haute lisse.

Les Tapisseries peintes sur du Bazin façon de haute lisse[24], se vendent dans un magasin prés les Quinze vingts.

[24] On les peignoit aussi sur du coutil. L’abbé Jaubert en parle dans son Dictionnaire des arts et métiers, t. IV, p. 205 : « Ces autres tapisseries, dit-il, que l’on fait de coutil, sur lequel, avec diverses couleurs, on imite assez bien les personnages et les verdures de la haute lisse. » Il écrivoit cela en 1773, et ajoutoit que c’était une invention assez nouvelle. On voit ici qu’elle datoit de quatre-vingts ans au moins.

On vend des Coutils en gros au Bureau des Marchands Tapissiers rue saint Martin, et encore chez Messieurs Milon, même rue, et Prevost, près l’Hotel de la Monnoye.

CHAIR ET POISSON.

Pour le Bureau des Marchands-Bouchers, voyez l’article des Bureaux publics.

Les Boucheries de Paris qui sont ordinairement ouvertes sont près l’aport de Paris, place aux Rats[1], quartier des Quinze-vingts[2], marché du Temple[3], coin de S. Paul[4], porte S. Antoine[5], marché Neuf[6], montagne sainte Geneviève[7], place Maubert[8], Fontaine S. Severin, quartier S. Nicolas des Champs[9], rue Montmartre[10], rue Comtesse d’Artois, pointe saint Eustache ; rue de Bussy, petit Marché, Croix rouge[11], et ruë des Boucheries saint Germain.