Le marché du Poisson d’eau douce pour la vente en gros, se tient au quartier des Halles à l’entrée de la rue de la Cossonnerie.

La vente en gros du poisson de mer se fait à la Halle au Poisson[26] par les Officiers vendeurs de marée[27].

[26] Il arrivoit par la voie du Nord, en traversant le Val-Larroneux, qui en prit le nom de faubourg et de rue Poissonnière. Il étoit apporté, comme on le voit dans les lettres-patentes enregistrées le 12 mars 1519, « tout de fresche pondeure, par les voituriers et chasseurs de marée, à chevaux, sommes et paniers. »

[27] Comme aujourd’hui, ils vendoient à la criée. L’exposition du poisson se faisoit de trois heures du matin à sept heures. Le revers du jeton des marchands et jurés faisoit allusion à ces heures matinales. On y voyoit un coq, avec cette devise : « Vigilantibus omnia fausta. »

Passé huit heures du matin on ne trouve plus de Poisson de mer ni d’eau douce aux Halles, si ce n’est de la seconde main comme dans les autres marchez.

Les Marchands qui font commerce en gros de Morues et Harangs, sont M. Corrüe et la veuve de Coste rue des Prescheurs, et Mesdames Thibault, Levier, Estancelin et Ferrand sous les Pilliers des Halles[28].

[28] Voici les noms tout autres qu’on trouve dans l’édit. précédente, p. 61 : « Messieurs Gelée, rue Chanverrerie ; De La Marche, rue des Prêcheurs ; Iacinthe, rue Saint-Denis ; et Regnauld, sous les piliers des Halles. » Levier, nommé tout-à-l’heure, et Gelée étoient de la famille de Regnard, enfant des Halles, comme on sait, et de parents qui étoient dans ce commerce. V. notre Notice sur lui.

Il y a des bateaux et boutiques de poisson sur la riviere entre le Pont neuf et le Pont au change, où l’on vend des carpes et brochets en gros.

Le Ton mariné se vend chez les Epiciers de la rue des Lombars et de la ruë de la Cossonnerie.

La Gelée pour les malades se vend en tous les quartiers de Paris chez presque tous les Traiteurs, et chez quelques Apoticaires, et encore aux Enfans trouvez parvis Notre Dame.